Chaud devant !

Roger Gicquel n’aurait pas renié cette affirmation : la France à chaud. Même entourés des glaciaires du Mont-Blanc, la “France d’en haut”, – celle de la haute vallée de l’Arve, pas celle du bling-bling, même si parfois les deux se confondent… – sue dans ses collants de trail et son drap de Bonneval. Canicule quand tu nous tiens.

Malheureusement, il n’y a pas que les hommes qui subissent cet épisode de fortes chaleurs estivales. La nature aussi vit au rythme des hausses de température. Et quand elle a trop chaud, la nature, elle se déshabille. Et qu’importe où sont les hommes quand le “striptease” commence. Le manteau immaculé fond laissant aux alpinistes des ponts de neige aussi solides que des petits beurres, les faces chaotiques se délestent de leurs rochers superflus en les jetant au hasard des pentes les plus abruptes, les couloirs laissent glisser jusqu’à leurs pieds des écharpes de neige et de glace…

Quand la montagne à trop chaud, l’homme n’y a vraiment plus sa place. Mais hélas certains ne l’ont pas compris, qui s’obstinent à tenter d’intrépides ascensions, aveuglés par le bleu du ciel et le scintillement de la neige. Oublieux aussi du tribut morbide que réclame parfois l’Alpe.

La Terre elle, se fiche de ces préoccupations humaines. Si ces bipèdes n’ont pas l’humilité de leur fragile condition et négligent leur propre sécurité, ont-ils vraiment leur place dans la nature indomptée de la haute montagne ? C’est toute la question…

1 commentaire

Les commentaires sont fermés.